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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 10:12

          Si vous portez attention au document annexé à votre facture d'eau vous n'avez pas été sans remarquer que depuis de nombreuses années l'eau distribuée à Longfossé dépasse régulièrement les taux recommandés d'Athrazine et de Glyphosate, deux herbicides largements utilisés par l'agriculture, la SNCF mais aussi par de nombreux particuliers et collectivités.

          Rédaction en cours ... 

 

RoundUp-mars-2015-00.jpg

 

 

 Arrêté préfectoral Dérogation aux limites de qualité des eaux destinées à la consommation humaine de la commune de Longfossé 

par arrêté du 30 décembre 2014

Article 1 : DEROGATION AUX LIMITES DE QUALITE

Le maire de Longfossé est autorisé à distribuer dans la commune de Longfossé (1 409 habitants), pour une durée de 3 ans à compter de la date de publication du présent arrêté, une eau destinée à la consommation humaine respectant les limites de qualité dérogatoires

suivantes :

0,65 µg/L pour l’atrazine déséthyl ;

0,85 µg/L pour le total des pesticides.

Cette dérogation pourra être renouvelée dans les conditions définies aux articles R.1321-33 et R.1321-34 du code de la santé publique.

Article 2 : PROGRAMME D’ACTIONS CORRECTIVES

Le coût des travaux est estimé à 1 800 000 M€ hors coût d’acquisition foncière.

(comment cette opération sera-telle financée ???)

Le maire de Longfossé mettra en œuvre le programme d’actions correctives présenté dans le dossier transmis avec la demande de dérogation, et joint en annexe du présent arrêté.

Tous les six mois, le maire de Longfossé transmettra au préfet, avec copie au directeur général de l’Agence Régionale de Santé, un état

d’avancement de la mise en œuvre de ce programme.

Article 3 : SURVEILLANCE ET CONTROLE SANITAIRE

Le maire de Longfossé est tenu de surveiller en permanence la qualité des eaux distribuées, notamment les paramètres soumis à la

présente dérogation. Tout dépassement de limite de qualité ou de limite de qualité dérogatoire doit être signalé sans délai à l’ARS.

Par ailleurs, le contrôle sanitaire est renforcé aux frais du demandeur pour ces paramètres. L’analyse des pesticides de la famille des

triazines est ajoutée au contrôle sanitaire de l’eau distribuée à une fréquence trimestrielle. Cette fréquence est susceptible d’être modifiée

en cas d’évolution de la situation.

Article 4 : INFORMATION DE LA POPULATION

La commune de Longfossé porte à la connaissance de la population desservie la présente dérogation, les recommandations qui y sont

liées et toute autre information jugée utile.

Cette information devra être effectuée dans un délai de trente jours à compter de la notification du présent arrêté.

Article 5 : DELAIS et VOIES DE RECOURS

La présente décision est susceptible de faire l’objet d’un recours contentieux devant le tribunal administratif de Lille dans un délai de deux

mois à compter de sa notification au maire de Longfossé ou de sa publication au recueil des actes administratifs.

Elle est également susceptible de faire l’objet d’un recours gracieux auprès du Préfet du Pas-de-Calais ainsi que d’un recours hiérarchique

auprès du Ministre des Affaires Sociales et de la Santé dans le même délai. Dans ce cas, le recours contentieux pourra être formé auprès

du Tribunal administratif de Lille dans le délai de deux mois suivant le rejet explicite ou implicite du recours gracieux ou hiérarchique.

Article 6 : PUBLICITE DE L’ARRETE

Le présent arrêté sera :

publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du Pas-de-Calais ;

affiché pendant toute sa durée d’application.

Article 7 : MESURES EXECUTOIRES

Le Secrétaire général de la Préfecture du Pas-de-Calais, le directeur général de l’Agence Régionale de Santé Nord-Pas-de-Calais ainsi

que le maire de Longfossé sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté.

Le Préfet du Pas-de-Calais,

signé Denis ROBIN

Annexe : alimentation en eau destinée à la consommation humaine de la commune de Longfossé (article R.1321-32 du code de la santé

publique)

Description du système de production et de distribution d’eau :

L’eau de Longfossé provient de la Galerie captante du Molinet, géré par la Communauté d’Agglomération du Boulonnais (CAB). L’eau est

vendue à la commune de Longfossé, qui en assure la compétence eau pour ses 1409 habitants.

Le maître d’ouvrage est la Communauté d’Agglomération du Boulonnais (CAB). La gestion du service de distribution de l'eau est assurée,

par délégation, par la société VEOLIA EAU.

Le captage est identifié sous l'indice BRGM 00108X0004. Il est situé sur le territoire de la commune de Samer « au lieu dit le Molinet ».

Cet ouvrage fait l'objet d'un arrêté préfectoral de déclaration d’utilité publique en date du 30 janvier 1986 fixant un volume de production

maximal de 16 000 m³/jour.

Un traitement de désinfection au chlore gazeux est réalisé sur chaque conduite de départ (canalisation de diamètre 400 mm et une

canalisation de 350 mm).

Chacune des conduites alimente respectivement un réservoir de 400 m3.

La quantité d’eau distribuée pendant les 12 derniers mois est d’environ de 800 m3/jour sur Samer, Questrecques, Wierre au Bois, Carly et

Longfossé.

Qualité de l’eau distribuée :

Les teneurs en atrazine déséthyl de l’eau pompée au niveau de la galerie captante sont conformes aux exigences de qualité fixées pour les

eaux brutes mais ne respectent pas celles fixées en distribution.

La limite de qualité applicable aux eaux distribuées est de 0,1 µg/L (microgrammes par litre) pour la atrazine déséthyl.

La concentration moyenne mesurée pendant 2013 est de 0,11 µg/L avec un maximum de 0,21 µg/L.

D’autres molécules de pesticides sont également détectées comme l’atrazine (maximum de 0,08 µg/L en 2013).

Tous les autres paramètres sont conformes hormis la turbidité qui est une référence de qualité.

Mesures correctives prévues :

Cet ouvrage, identifié comme « captage Grenelle », fait l’objet d’une opération de reconquête de la qualité de l’eau. Toutefois, ce type

d’opération ne permet pas un abaissement des teneurs en atrazine déséthyl suffisamment rapide pour obtenir un retour à la conformité de

l’eau distribuée à la population à court terme.

Le projet de traitement présenté par le maire de Longfossé (dont le maître d’œuvre est VEOLIA) comprend :

l’élimination de la turbidité : par le biais d’une filtration bicouche (sable/anthracite),

l’élimination des micropolluants atrazine et déséthylatrazine par adsorption sur charbon actif en grain,

l’élimination des micro organismes par la mise en place d’un réacteur UV agréé et injection de chlore gazeux.

La future unité de traitement permettra de desservir la canalisation de 350 mm de diamètre qui alimentera les communes de Samer,

Questrecques, Wierre au Bois, Carly et Longfossé). L’autre canalisation de 400 mm servira à amener les eaux du Molinet vers l’unité de

traitement de Carly en vue d’alimenter les communes de la Communauté d’agglomération du Boulonnais.

Le calendrier prévisionnel des travaux est la suivant :

démarrage des études et de la phase de préparation : janvier 2015 (durée : 3 mois)

démarrage des travaux : avril 2015 (durée : 12 mois)

fin des travaux et démarrage des essais : avril 2016 (durée : 3 mois)

mise en service : juillet 2016

 

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Published by longfosse-open - dans Cadre de Vie - Environnement
17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 21:07
      Compagne du  perce-neige mais en fleurs bien avant les violettes et les anémones, les corolles bleues de la petite pervenche annoncent la fin des mauvais jours.  
   
              Très commune dans la proche forêt de Desvres, la petite pervenche, l’est aussi au pied des haies naturelles et sur les talus qui bordent les routes de nos campagnes. Sa présence serait indicatrice de l’origine forestière du lieu. 
petite-pervenche_010.jpg
              La petite pervenche fleurit de janvier à juin et refleurit à l’automne. Sa corolle aux pétales carrés est d’un bleu violet  très particulier ; pervenche est d’ailleurs devenu le nom d’une  couleur, mais on en trouve cependant des blanches. C’est une plante basse au feuillage vert brillant persistant qui se propage par stolons comme le fraisier. Ses tiges s’allongent et s’enracinent régulièrement en formant de nouveaux bouquets qui vont développer à leur tour de nouvelles tiges rampantes, ce qui fait qu’elle finit parfois par recouvrir de grandes surfaces tout en bloquant la levée de nouvelles plantes herbacées. Cette particularité en fait un excellent couvre sol  qui peut réduire très sensiblement le temps consacré aux travaux de désherbage au jardin et permet surtout de proscrire les désherbants chimiques dont la nocivité n’est plus à démontrer. Elle repousserait les orties.     petite-pervenche_020.jpg

             Contrairement à sa cousine, la grande pervenche, la petite pervenche n’est pas envahissante et  sa croissance se maîtrise parfaitement. De plus, le tapis permanent qu’elle maintient près du sol sert de refuge hivernal à un certain nombre d’insectes auxiliaires bien utiles au jardin. Les chenilles du Sphinx du Laurier-rose se nourrissent de son feuillage.

           Dans certaines régions, la petite pervenche est appelée violette des sorciers ou violette de serpent. Ces noms auraient pour origine les vertus supposées magiques de la plante que l’on frottait sur les morsures de serpent en récitant des formules magiques. Dans le Boulonnais, on tressait des couronnes de pervenches que l’on disposait sur le cercueil des enfants.         Toute la plante est toxique mais elle possède des vertus médicinales ou supposées notamment  celle d’arrêter les hémorragies car elle est astringente. Elle est aussi vulnéraire, fébrifuge et sudorifique. On l’utilisait jadis contre les saignements de nez et  des gencives ainsi qu’en gynécologie. Une feuille fraîche, écrasée entre les doigts et introduite dans la narine, arrêterait les saignements de nez.      

 
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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 09:29

          Jadis assez commun dans les haies et les jardins, ce petit arbuste épineux, également connu sous le nom de Mêlier, est devenu extrêmement rare dans notre village.

                              

            C’est au mois de mai, quand s’épanouissent ses grandes fleurs blanches solitaires que l’on identifiera sans peine le néflier. Il s’agit généralement d’un petit arbuste tortueux à écorce écailleuse et aux rameaux piquants, ne dépassant guère 6 mètres de haut. Les nèfles, appelées chez nous « mesles », dont les sépales, plus longs que les pétales, persisteront sur le fruit mûr, se récoltent après les premières gelées. Elles ont une curieuse forme de toupie surmontée d’une couronne de cornes. Immangeables à la récolte à cause de leur âpreté,  elles se consomment blettes, après un séjour de 2 à 3 semaines sur un lit de paille. On peut en faire des confitures et des marmelades.  

 merspilus germanica 02

 

            Le néflier a été largement cultivé au Moyen-Âge comme fruit de table mais aussi en raison de ses propriétés médicinales reconnues, notamment dans le traitement des diarrhées.  

            Le bois, servait à confectionner les Makilas, bâtons ferrés traditionnels du Pays Basque, mais aussi les marteaux des fléaux.              

 merspilus germanica 01                 

            Le néflier se greffe sur l’aubépine et le cognassier.

 

            Les Pépinières de la Cluse à Wimille en produisent de très beaux sujets, issus du semis de pépins de plantes récoltées localement. Dans la haie d’essences locales plantée en 2012 en limite du pré communal, rue des Broussailles, quelques pieds ont été introduits. Certains pépiniéristes proposent également une variété horticole à gros fruits. Si vous souhaitez planter cet arbuste dans une haie ou au jardin, préférez l'espèce indigéne.

 

                Le technicien de l'ONF gestionnaire du massif forestier de Desvres, s'emploie actuellement à protéger les vieux spécimens de cet arbuste devenu rare. Nous l'en remercions vivement. 

 

            

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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 06:56
             Par une belle journée de mars, un papillon jaune voletant le long des haies ou des lisières est le signe incontestable que l’hiver touche à sa fin.    

            Sorti de son repos hivernal sous l’effet des premiers rayons de soleil le citron se met aussitôt à la recherche de nectar mais aussi des femelles qui ne sortiront de leur léthargie que deux semaines plus tard. En effet, les premiers papillons que vous verrez sont des mâles, leur couleur vive est un signe. 

 

Citron 01 

 

             Les écailles colorées qui recouvrent les ailes des femelles sont blanc verdâtre, ce qui pourrait les confondre avec des piérides ; mais c’est surtout la forme des ailes fermées terminées en pointe et ressemblant à une feuille sèche qui fait le critère principal d’identification des deux sexes.

 

            Seules quelques espèces de nos papillons de jour hivernent à l’état adulte ; le paon du jour, la petite tortue et le citron sont les plus communs. La plupart des autres espèces passent l’hiver à l’état de nymphe, protégées par un cocon.

            Les fleurs sont rares en ce tout début de printemps et les premières primevères, violettes et pissenlits sont pris d'assaut.  Ces insectes sont à la diète depuis six mois et chaque source de nectar est la bienvenue.

Sitôt les femelles sorties de leur sommeil, l’accouplement a lieu et elles se mettent à la recherche de la plante hôte qui nourrira leurs chenilles. Les papillons ne pondent pas leurs œufs sur n’importe quelle plante, tous ont une préférence pour un arbre, une plante vivace ou une graminée qui assurera les besoins alimentaires de leurs chenilles. Chez le citron, seuls deux arbustes de la famille des nerpruns ont cette préférence : le nerprun purgatif, très présent dans les dunes littorales (St Frieux) et sur les coteaux secs et le nerprun bourdaine qui pousse dans les sous-bois frais et dans certaines haies et lisières.

 

      La bourdaine est plutôt rare à Longfossé. Elle est encore présente dans le bois communal. On pourra la rechercher également  dans la forêt de Desvres où elle abonde.

 

      Nous consacrerons un prochain article à cet arbuste qui possède des vertus médicinales reconnues.

 

      En attendant, si nous voulons continuer à admirer ce très beau papillon jaune, pensons à inclure des plants de bourdaine dans nos plantations. Pour information, cet arbuste est proposé sur le bon de commande de l’opération « Plantons le décor ».  (cf.  « Liens »)

 

      Pour en savoir plus : journal « La Hulotte » N° 96

 

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 22:05

Vos commentaires, informations et documents sont les bienvenus.  

Pour envoyer vos messages ou vous abonner au flux RSS, utilisez l'adresse de messagerie suivante :

 

 openlongfosse@orange.fr   

 

Merci de votre visite.

 

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 20:52

Article non rédigé.

 

 

 

Photo ci-contre : barrière de prairie, rue Garin 1980Barriere Lgf 1980

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Ci-dessous : nouvelle barrière de type "flamand" installée en 2012 à l'entrée du pré communal.Barriere flamande 02

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 10:08

 

             Les arbres têtards disparaissent lentement de nos paysages, victimes du changement de nos modes de chauffage et d'affourage, mais quelquefois aussi par indifférence. Pourtant ces arbres aux formes tourmentées que l'on appelle Touses dans le Boulonnais, ont su se rendre indispensables jusqu'à une époque récente. Intégrant des particularismes régionaux, elles mériteraient d'être considérées comme un patrimoine local.

 

    tetard-chene-01

 

 

            Une taille régulière a donné cette silhouette caractéristique aux arbres têtards toujours présents dans les haies et les pâtures. Les formes tourmentées que prennent les arbres d'émonde sont le résultat d'une lente transformation liée au développement de nombreux bourrelets de cicatrisation consécutifs à leur étêtage périodique. Le recépage régulier d'un arbre à la même hauteur pendant des décennies, parfois des siècles, finit par lui donner  cette "grosse tête" qui lui a donné son nom.

 

            Cette opération a pour but de prélever régulièrement du bois pour le chauffage, et jadis la cuisson des repas, les usages domestiques (vannerie, piquets, manches d'outils …) ou encore d'exploiter le feuillage (orme, frêne) comme fourrage d'appoint et les fruits (chêne, châtaignier, hêtre) pour l'engraissement des porcs. L'arbre têtard fournissait donc le bois nécessaire à la vie de tous les jours là où la forêt n'existait plus ou quand son accès était réservé aux seuls propriétaires. Cela concernait la majorité des petits paysans. On exploitait parfois les arbres de cette façon pour des utilisations industrielles liées à la poterie, la métallurgie ou la verrerie. La maladie de l'orme (graphiose) a fortement réduit le nombre de touses dans le Boulonnais mais  les têtards de frênes, chênes, érables et saules sont toujours exploités pour le bois de chauffe. 

 

            De très vieux arbres, exploités depuis 10 ou 15 générations d'agriculteurs sont toujours vivants. Les cavités qui se sont formées au fil des ans et leurs troncs creux abritent souvent une flore et une faune remarquables. La chouette chevêche, petit rapace nocturne de nos régions en fort déclin, ne doit son maintien que grâce aux arbres creux préservés (cf. La Chevêche).

         

            Bien peu de nouveaux têtards ont été créés depuis 50 ans et nombreux sont ceux qui sont tronçonnés sans raison alors qu’ils étaient les témoins du labeur de nos grands-pères et les arbres  dépérissant ne sont plus renouvelés alors que le prix de l'énergie ne cesse de croître. La concurrence du bois de taillis, plus facile à exploiter, en est une des raisons. Cette forme d'exploitation des arbres a pourtant un réel avenir, non seulement comme producteur d’énergie renouvelable mais comme arbre d'ornement, à la ville comme à la campagne et même dans les jardins de surface modeste. Ses qualités paysagères, sa forte identité régionale et sa facilité d'entretien en font un réel atout. 

 

 

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 10:03
            Dans le calme de cette soirée de fin d'hiver, un cri bref, clair et puissant, kiou, kiou...  résonne dans le bocage.  Celle que les anglais appellent "la petite chouette" entame timidement son chant de parade. 

 

Little-Owl Photo-Kumar-Nata

 

            La chevêche est le plus petit mais aussi le plus diurne des rapaces nocturnes de notre région. Il n’est pas rare de l’observer en plein jour, se chauffant au soleil de mars sur la branche basse d’un vieux pommier, petite boule de plumes vous observant d’un regard à la fois sévère et inquiet. Elle fut dans l’antiquité l’attribut de la déesse grecque Athéna, déesse de la sagesse et de la science et elle demeure l’emblème de la ville d’Athènes.
            C’est un oiseau du bocage qui a vu ses populations diminuer fortement et même s’éteindre dans certaines régions, suite aux grands remembrements et à la destruction massive des haies et des vieux arbres creux, en effet la chevêche a besoin de cavités pour s’abriter et se reproduire. Dans les pays où la roche et les vieux murs de pierres sont absents c’est dans les vergers, les vieux arbres et les bâtiments aux pierres disjointes qu’elle réside. Elle vit donc près des hommes mais en toute discrétion !
            Comme tous les rapaces, la « chouette aux yeux d’or » est protégée pour les services qu’elle rend à l’agriculture. Son régime alimentaire est essentiellement composé d’insectes (coléoptères, papillons de nuit…), de vers de terre et de micro mammifères (campagnols, mulots, souris). La chevêche entre souvent en compétition avec la chouette hulotte, très présente dans notre environnement boisé, qui peut alors devenir son principal prédateur. Pommier-vieux 02

 

            Dans notre village et les communes voisines les populations de chevêches semblent stables et ne posent pas pour l’instant de préoccupation majeure, ceci grâce à la présence encore importante d’arbres têtards dans les pâturages. Un suivi sur plusieurs années, piloté par le Parc Naturel Régional, est d’ailleurs en cours.
            Quant aux vieux vergers, leurs pommiers vieillissent et disparaissent peu à peu mais des agriculteurs-éleveurs et des amateurs recommencent  à planter de nouveaux vergers d’arbres haute-tiges en variétés locales. C’est là un excellent présage pour l’avenir de ce sympathique oiseau de nuit dans nos campagnes. Nous espérons qu'ils feront des émules.

 

Pour en savoir plus : www.noctua.org     opération "Plantons le décor"

 

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 07:41

            Il n’est pas rare de trouver au plein cœur de l’hiver, un vieux pommier haute tige encore chargé de fruits, ressource inespérée pour les merles et les grives. Il s’agit bien souvent d’un Cabarette, variété régionale assez commune en Boulonnais.  

Originaire de la région de Volkerinckhove, en Flandre, cette variété de pommes cultivée en haute-tige dans toute la région Nord - Pas de Calais est bien connue chez nous.
  

cabarette-00.jpg  

            Juteuse et acide, c’est une pomme à croquer qui peut être utilisée en pâtisserie ou en compote. Le fruit est assez gros, de forme typique, tronconique, jaune et croquant à la récolte. La cueillette se fait tardivement, fin octobre, début novembre, la maturité arrive seulement en janvier, février. La Cabarette peut se conserver jusqu’en avril- mai, ce qui en fait une variété intéressante pour l’amateur. Son principal défaut : l’alternance (production d’une année sur deux) *.

            Le verger communal possède encore un spécimen de cet arbre, greffé au milieu du siècle dernier par M. Jean Holuigue. Toujours productif, il aurait cependant besoin d’un sérieux « lifting » pour retrouver une nouvelle jeunesse.
 

cabarette-01.jpg

        
         Noter que ce verger a été partiellement replanté en février 2012  avec cinq variétés régionales de pommiers haute tige fournis et mis en place par le Parc Naturel Régional et les jardiniers municipaux.

* Source : Les Pommes du Nord. Ed. ENRx -CRRG

 
 
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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 07:01

             Plutôt discret et assez peu commun en dehors des forêts et des boisements de résineux, l’écureuil roux fait de timides apparitions dans notre village depuis quelques années, pour le plus grand plaisir de ceux qui ont eu la chance de l’observer.

 

 

              Friand de noisettes, de faînes et de graines de conifères, l’écureuil est bien connu pour les réserves de nourriture qu’il accumule en terre. Cependant, il ne les retrouve pas toujours et contribue ainsi à la dispersion de nombreuses espèces végétales. Jardinier solitaire, il participe à sa façon à la régénération de la forêt et des haies du bocage.

 

Red-Squirre-02 

 

              Rongeur au pelage variable, du roux au brun noir et ventre blanc, sa queue en panache lui sert de gouvernail quand il saute de branche en branche, de parachute et même de parapluie ou de couverture !

 

              Animal diurne, il diminue son activité l’hiver et ne sort que pour s’alimenter grâce aux réserves accumulées à l’automne. Il construit 3 ou 4 nids dans les arbres dont un plus douillet que les autres pour la mauvaise saison. La femelle ne fait généralement qu’une portée de 3 à 4 petits par an.

 

              De nos jours, si le braconnage ne représente plus un danger pour ce sympathique mammifère, d’autres menaces le guettent cependant : la circulation automobile et surtout la prédation des chats domestiques. Une nouvelle source d’inquiétude pour l'avenir de l'écureuil indigène est apparue en France, l'arrivée prochaine dans notre région de l’écureuil gris d’Amérique, espèce invasive qui a déjà presque totalement éradiqué les populations locales d'écureuil roux au Royaume-Uni.

 

              Si vous voyez un écureuil à Longfossé, signalez-le sur ce blog, (date, activité, lieu exact…), nous publierons une carte avec vos observations.

 

              En attendant sa visite, … replantons des noisetiers, des charmes, des hêtres ...   

 

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